article paru sur le site de la CABAB
La question de la LGV était débattue vendredi 12 février dernier lors du dernier Conseil Communautaire. L’occasion de faire le point sur les dossiers qui concernent directement la Communauté d’Agglomération et notamment les sections Tours-Bordeaux et Bordeaux-Espagne.
S’agissant de la première section, il a été rappelé qu’un accord de principe avait été approuvé par le Conseil Communautaire en janvier 2009 pour participer financièrement au tronçon Tours-Bordeaux. Reste toutefois à connaître le montant de la participation demandée à l’ensemble des collectivités et la contribution qui reviendra plus spécifiquement à la Communauté d’Agglomération. Cette dernière devrait être connue dans le courant de l’été 2010 après que le lauréat à la concession aura été désigné.
S’agissant de la section Bordeaux – Espagne, les élus communautaires sont revenus sur les différents éléments de réserve conditionnant l’engagement financier de la Communauté d’Agglomération pour ce tronçon.
La première réserve touche à la sensibilité des enjeux urbains et environnementaux. En effet, la question de l’intégration de la ligne dans le respect des personnes et des espaces est un enjeu majeur que devra mener à bien la médiatrice nommée par le 1er Ministre, en charge de définir, en lien étroit avec les élus locaux, les associations et les populations, la meilleure insertion possible de la nouvelle ligne ferroviaire projetée. Autre enjeux de taille, celui du fret ferroviaire, qui reste l’un des principaux leviers de diminution de l’empreinte carbone du Pays basque.
La seconde réserve concerne l’enjeu économique de la desserte de l’agglomération. A travers le choix de positionnement de la gare à Bayonne, c’est un équipement contemporain de transport qui, avec l’aéroport assurera pour l’ensemble des activités économiques du territoire une ouverture au reste de l’Europe. Sans compter que cette nouvelle gare sera également l’une des haltes de la future ligne urbaine cadencée « Eurocité Express » qui devrait permettre de desservir l’ensemble des villes du Sud des landes à Saint Sébastien.
Enfin, la dernière réserve concerne les précisions sur le montant auquel serait appelé à financer la Communauté sur le tronçon Bordeaux-Espagne.
dimanche 21 février 2010
jeudi 28 janvier 2010
Max Brisson invite les habitant de Saint Esprit à s'exprimer sur la ligne LGV
Max Brisson se lance dans la mêlée sur la LGV. Le premier adjoint au maire et conseiller général de Biarritz-Ouest pense qu'il « est grand temps que les riverains de la ligne SNCF actuelle se réveillent » et organise un débat à leur intention, le mercredi 3 février à partir de 18 h 30 au Café du Trinquet à la Négresse.
« Je souhaite leur dire qu'un rapport des forces est en train de se constituer et qu'ils doivent faire entendre leurs voix. Car contrairement à ce qu'affirment les adversaires d'une ligne nouvelle en Pays basque, la voie existante, ce n'est pas une solution mais bien un problème. »
Pour Max Brisson ce n'est pas « 15 000 personnes dont beaucoup venues des Landes, du Lot-et-Garonne et d'Espagne, qui risquent de se retrouver dans la rue la prochaine fois, si cette solution est retenue, mais 100 000. De Boucau à Hendaye, en passant par Biarritz, Bidart et Guéthary, la ligne actuelle passe dans les zones les plus densément peuplées. »
Max Brisson n'est donc pas d'accord avec Michel Hiriart et Odile de Corral quand ils indiquent comme réponse à l'inévitable montée du trafic ferroviaire que « la solution réside dans l'utilisation de la voie existante ». Il doute également des prises de position des Verts et des nationalistes basques qui « en s'opposant à la LGV condamnent finalement la seule alternative crédible à la route et un moyen de se rapprocher de nos voisins. La voie actuelle est une chance, mais doit servir aux échanges régionaux de voyageurs, dans le cadre de la création d'un eurocité express de Bilbao à Bordeaux et de trains-trams cadencés entre Saint-Sébastien et le Sud des Landes, via Bayonne, Biarritz et Saint-Jean-de-Luz ».
« Affirmation simpliste »
Dans ce contexte, Max Brisson estime qu'il n'est « pas acceptable et même insultant pour les milliers de personnes qui vivent le long de la ligne actuelle dans des quartiers populaires, comme Saint-Esprit à Bayonne, La Négresse à Biarritz, de supporter 300 trains par jour. Dans tous les cas, comme élu biarrot, je m'opposerai à cette affirmation simpliste consistant à dire : la solution c'est la voie existante. Non seulement ce n'est pas la solution, mais c'est au contraire le problème car la hausse du trafic marchandise n'est pas possible sur cette voie urbaine le long de laquelle s'étend la concentration littorale qui abrite l'essentiel de la population du Pays basque. »
Pour ceux qui veulent approfondir, l'élu biarrot a développé sur son blog maxbrissonhautet fort.com ses arguments. Le débat continue.
« Je souhaite leur dire qu'un rapport des forces est en train de se constituer et qu'ils doivent faire entendre leurs voix. Car contrairement à ce qu'affirment les adversaires d'une ligne nouvelle en Pays basque, la voie existante, ce n'est pas une solution mais bien un problème. »
Pour Max Brisson ce n'est pas « 15 000 personnes dont beaucoup venues des Landes, du Lot-et-Garonne et d'Espagne, qui risquent de se retrouver dans la rue la prochaine fois, si cette solution est retenue, mais 100 000. De Boucau à Hendaye, en passant par Biarritz, Bidart et Guéthary, la ligne actuelle passe dans les zones les plus densément peuplées. »
Max Brisson n'est donc pas d'accord avec Michel Hiriart et Odile de Corral quand ils indiquent comme réponse à l'inévitable montée du trafic ferroviaire que « la solution réside dans l'utilisation de la voie existante ». Il doute également des prises de position des Verts et des nationalistes basques qui « en s'opposant à la LGV condamnent finalement la seule alternative crédible à la route et un moyen de se rapprocher de nos voisins. La voie actuelle est une chance, mais doit servir aux échanges régionaux de voyageurs, dans le cadre de la création d'un eurocité express de Bilbao à Bordeaux et de trains-trams cadencés entre Saint-Sébastien et le Sud des Landes, via Bayonne, Biarritz et Saint-Jean-de-Luz ».
« Affirmation simpliste »
Dans ce contexte, Max Brisson estime qu'il n'est « pas acceptable et même insultant pour les milliers de personnes qui vivent le long de la ligne actuelle dans des quartiers populaires, comme Saint-Esprit à Bayonne, La Négresse à Biarritz, de supporter 300 trains par jour. Dans tous les cas, comme élu biarrot, je m'opposerai à cette affirmation simpliste consistant à dire : la solution c'est la voie existante. Non seulement ce n'est pas la solution, mais c'est au contraire le problème car la hausse du trafic marchandise n'est pas possible sur cette voie urbaine le long de laquelle s'étend la concentration littorale qui abrite l'essentiel de la population du Pays basque. »
Pour ceux qui veulent approfondir, l'élu biarrot a développé sur son blog maxbrissonhautet fort.com ses arguments. Le débat continue.
Max Brisson invite les habitant de Saint Esprit à s'exprimer sur la ligne LGV
Max Brisson se lance dans la mêlée sur la LGV. Le premier adjoint au maire et conseiller général de Biarritz-Ouest pense qu'il « est grand temps que les riverains de la ligne SNCF actuelle se réveillent » et organise un débat à leur intention, le mercredi 3 février à partir de 18 h 30 au Café du Trinquet à la Négresse.
« Je souhaite leur dire qu'un rapport des forces est en train de se constituer et qu'ils doivent faire entendre leurs voix. Car contrairement à ce qu'affirment les adversaires d'une ligne nouvelle en Pays basque, la voie existante, ce n'est pas une solution mais bien un problème. »
Pour Max Brisson ce n'est pas « 15 000 personnes dont beaucoup venues des Landes, du Lot-et-Garonne et d'Espagne, qui risquent de se retrouver dans la rue la prochaine fois, si cette solution est retenue, mais 100 000. De Boucau à Hendaye, en passant par Biarritz, Bidart et Guéthary, la ligne actuelle passe dans les zones les plus densément peuplées. »
Max Brisson n'est donc pas d'accord avec Michel Hiriart et Odile de Corral quand ils indiquent comme réponse à l'inévitable montée du trafic ferroviaire que « la solution réside dans l'utilisation de la voie existante ». Il doute également des prises de position des Verts et des nationalistes basques qui « en s'opposant à la LGV condamnent finalement la seule alternative crédible à la route et un moyen de se rapprocher de nos voisins. La voie actuelle est une chance, mais doit servir aux échanges régionaux de voyageurs, dans le cadre de la création d'un eurocité express de Bilbao à Bordeaux et de trains-trams cadencés entre Saint-Sébastien et le Sud des Landes, via Bayonne, Biarritz et Saint-Jean-de-Luz ».
« Affirmation simpliste »
Dans ce contexte, Max Brisson estime qu'il n'est « pas acceptable et même insultant pour les milliers de personnes qui vivent le long de la ligne actuelle dans des quartiers populaires, comme Saint-Esprit à Bayonne, La Négresse à Biarritz, de supporter 300 trains par jour. Dans tous les cas, comme élu biarrot, je m'opposerai à cette affirmation simpliste consistant à dire : la solution c'est la voie existante. Non seulement ce n'est pas la solution, mais c'est au contraire le problème car la hausse du trafic marchandise n'est pas possible sur cette voie urbaine le long de laquelle s'étend la concentration littorale qui abrite l'essentiel de la population du Pays basque. »
Pour ceux qui veulent approfondir, l'élu biarrot a développé sur son blog maxbrissonhautet fort.com ses arguments. Le débat continue.
« Je souhaite leur dire qu'un rapport des forces est en train de se constituer et qu'ils doivent faire entendre leurs voix. Car contrairement à ce qu'affirment les adversaires d'une ligne nouvelle en Pays basque, la voie existante, ce n'est pas une solution mais bien un problème. »
Pour Max Brisson ce n'est pas « 15 000 personnes dont beaucoup venues des Landes, du Lot-et-Garonne et d'Espagne, qui risquent de se retrouver dans la rue la prochaine fois, si cette solution est retenue, mais 100 000. De Boucau à Hendaye, en passant par Biarritz, Bidart et Guéthary, la ligne actuelle passe dans les zones les plus densément peuplées. »
Max Brisson n'est donc pas d'accord avec Michel Hiriart et Odile de Corral quand ils indiquent comme réponse à l'inévitable montée du trafic ferroviaire que « la solution réside dans l'utilisation de la voie existante ». Il doute également des prises de position des Verts et des nationalistes basques qui « en s'opposant à la LGV condamnent finalement la seule alternative crédible à la route et un moyen de se rapprocher de nos voisins. La voie actuelle est une chance, mais doit servir aux échanges régionaux de voyageurs, dans le cadre de la création d'un eurocité express de Bilbao à Bordeaux et de trains-trams cadencés entre Saint-Sébastien et le Sud des Landes, via Bayonne, Biarritz et Saint-Jean-de-Luz ».
« Affirmation simpliste »
Dans ce contexte, Max Brisson estime qu'il n'est « pas acceptable et même insultant pour les milliers de personnes qui vivent le long de la ligne actuelle dans des quartiers populaires, comme Saint-Esprit à Bayonne, La Négresse à Biarritz, de supporter 300 trains par jour. Dans tous les cas, comme élu biarrot, je m'opposerai à cette affirmation simpliste consistant à dire : la solution c'est la voie existante. Non seulement ce n'est pas la solution, mais c'est au contraire le problème car la hausse du trafic marchandise n'est pas possible sur cette voie urbaine le long de laquelle s'étend la concentration littorale qui abrite l'essentiel de la population du Pays basque. »
Pour ceux qui veulent approfondir, l'élu biarrot a développé sur son blog maxbrissonhautet fort.com ses arguments. Le débat continue.
mercredi 20 janvier 2010
Visualisez en détail le parcours du décrochement de la LGV pour accéder à la Gare de Bayonne
Pour visualiser le détail des deux lignes du décrochement pour la Gare de Bayonne:
http://nonlgv-ezaht-paysbasque.fr/carte-lgv.htm
http://nonlgv-ezaht-paysbasque.fr/carte-lgv.htm
dimanche 17 janvier 2010
Jean GRENET annonce le quadruplement du traffic à Bayonne d'ici 2020
Au cours des voeux de la Communauté d'agglomération Bayonne-Anglet-Biarritz, son président Jean GRENET s'est réjoui que Bayonne soit érigée au rang de gare TGV du Pays Basque.
"Il s'agit pour Bayonne d'aménager tout un quartier avant 2020 pour accueillir les 4 millions de passagers qui devraient voyager annuellement sur la ligne Paris-Madrid", a-t-il précisé. Actuellement, la gare de Bayonne compte un million de voyageurs par an.
Le président de la CABAB a souligné qu'il était prévu de créer, sur la rive droite de l'Adour, un pôle multimodal et un quartier résidentiel en bordure du fleuve. Les études sont en cours.
"Il s'agit pour Bayonne d'aménager tout un quartier avant 2020 pour accueillir les 4 millions de passagers qui devraient voyager annuellement sur la ligne Paris-Madrid", a-t-il précisé. Actuellement, la gare de Bayonne compte un million de voyageurs par an.
Le président de la CABAB a souligné qu'il était prévu de créer, sur la rive droite de l'Adour, un pôle multimodal et un quartier résidentiel en bordure du fleuve. Les études sont en cours.
mercredi 13 janvier 2010
Contrairement à Mont-de-Marsan, Bayonne ne bénéficiera pas d'une nouvelle gare
Dossier special l'Express . Le TGV va tout changer.
Contrairement à Mont-de-Marsan, Bayonne ne bénéficiera pas d'une nouvelle gare. C'est donc par le biais de l'édifice actuel que les TGV feront leur entrée dans le port aquitain. La desserte se fera en crochet: au nord, les TGV sortiront de la voie nouvelle à Labenne et passeront sur les voies existantes par Ondres, Tarnos puis Boucau, avant d'arriver à Bayonne. "Puis, dans chaque sens, neuf d'entre eux continueront leur trajet sur les voies existantes jusqu'à Hendaye, explique Victor Pachon, du Collectif des associations de défense de l'environnement (Cade).
Tandis que trois autres devraient rejoindre la ligne nouvelle, au sud de la ville." Pour accueillir les 2,5 millions de voyageurs attendus chaque année à l'horizon 2020 (contre 1 million à l'heure actuelle), la gare de Bayonne devrait cependant bénéficier d'une sérieuse rénovation, tout comme le quartier attenant. Jean Grenet, le député maire (UMP) de la ville, l'assure: "La gare sera agrandie, rénovée et desservie par un grand boulevard urbain à quatre voies venant du giratoire Grenet"... du nom de son père, qui le précéda à l'hôtel de ville.
Contrairement à Mont-de-Marsan, Bayonne ne bénéficiera pas d'une nouvelle gare. C'est donc par le biais de l'édifice actuel que les TGV feront leur entrée dans le port aquitain. La desserte se fera en crochet: au nord, les TGV sortiront de la voie nouvelle à Labenne et passeront sur les voies existantes par Ondres, Tarnos puis Boucau, avant d'arriver à Bayonne. "Puis, dans chaque sens, neuf d'entre eux continueront leur trajet sur les voies existantes jusqu'à Hendaye, explique Victor Pachon, du Collectif des associations de défense de l'environnement (Cade).
Tandis que trois autres devraient rejoindre la ligne nouvelle, au sud de la ville." Pour accueillir les 2,5 millions de voyageurs attendus chaque année à l'horizon 2020 (contre 1 million à l'heure actuelle), la gare de Bayonne devrait cependant bénéficier d'une sérieuse rénovation, tout comme le quartier attenant. Jean Grenet, le député maire (UMP) de la ville, l'assure: "La gare sera agrandie, rénovée et desservie par un grand boulevard urbain à quatre voies venant du giratoire Grenet"... du nom de son père, qui le précéda à l'hôtel de ville.
lundi 11 janvier 2010
La gare de la discorde
07/01/2010
Le journal du Pays Basque
«Jusqu'au dernier moment, on ne baissera pas les bras» : c'est toujours déterminés que les conseillers communautaires Martine Bisauta, Jakes Abeberry, Georges Daubagna, Michel Poueyts et Bernard Causse ont réitéré hier leur farouche opposition à la LGV - contraire à la position majoritaire de la CABAB - et souligné les contradictions qu'ils relèvent dans le projet, notamment celle du «crochet» de la gare de Bayonne.
Les conseillers demandent comment la CABAB, qui exige une gare à Bayonne sur la ligne actuelle, peut recommander à toutes les autres collectivités du Pays Basque “la création d’une ligne nouvelle dont elle s’exonérerait ?” et comment, tout en soutenant le principe du gain de temps de la grande vitesse, elle veut en même temps “desservir la gare de Bayonne par un ‘crochet’ spécifique qui en annulerait les avantages” ?
Dindon de la farce
«Ce qu'on reproche le plus au vote de la CABAB, c'est le rôle que Réseaux Ferrés de France lui fait jouer, celui de `brise-front' des élus du Pays Basque» a déclaré Jakes Abeberry. «La CABAB joue contre elle-même. Elle tourne le dos à l'ensemble des élus du Pays Basque. Il paraît incroyable qu'on fasse un crochet pour arriver à Bayonne. Nous sommes convaincus qu'il apparaîtra dans quelque temps que la Communauté d'agglomération a été le dindon de la farce dans cette affaire. Le TGV ne s'arrêtera même pas à Bayonne, à part un ou deux trains. On sera comme les vaches, on regardera passer le train... Ce maintien de la gare à Bayonne fait qu'il y aura effectivement une voie nouvelle, et que les trains ne s'arrêteront pas. La CABAB joue contre le Pays Basque et contre elle-même».
Débat de fond
Si les conseillers ont dénoncé le «désastre écologique» et l' «hérésie financière» que représente à leurs yeux la LGV, ils ont tenu à placer le débat sur le terrain de la société : «Aller toujours plus vite, pour aller où, quel choix pour la société ?» a interrogé Georges Daubagna, épaulé dans ce sens par Martine Bisauta : «Il ne s'agit pas d'aller aussi vite que possible, mais aussi vite que nécessaire. Quoiqu'il arrive, les gens pressés continueront de prendre l'avion. Et on élargit l'A63 et l'aéroport de Fontarrabie. On nous dit `Il faudra trois heures pour aller à Paris'. Ce ne sera pas le cas s'il faut aller chercher le train à Dax ou de l'autre côté de la Bidassoa. Si un train passe à Bayonne au moment où vous en avez besoin, ce sera un coup de chance. La gare à Bayonne contrarie complètement la logique de tout le projet. C'est un vrai débat de fond pour les citoyens du Pays Basque de savoir vers quel avenir on se tourne».
Jean Grenet a déclaré hier n'avoir «pas de commentaire à faire sur les déclarations des conseillers communautaires», ajoutant : «Je respecte tout à fait leur point de vue et je ne le partage pas». Interrogé par le magazine Le Point en novembre dernier, le maire de Bayonne et président de la CABAB avait confié : «Pour Bayonne, 2 020 rimera avec LGV. La gare et son quartier auront été totalement modifiés. Les réaménagements de la place de la République et de la rive droite de l'Adour - avec le percement d'un grand boulevard végétalisé à deux fois deux voies - seront terminés. Cette requalification urbaine s'accompagnera d'un grand projet immobilier avec la construction de logements sur les bords de l'Adour et de bureaux côté voies ferrées».
Un avenir qui laisse perplexes les cinq conseillers communautaires : «Il y a fort à parier qu'RFF continue son intox, que sa posture actuelle n'est liée qu'à l'intérêt de ne pas perdre le soutien de tous les élus, mais que dans l'avenir cette position soit modifiée : soit pour une gare nouvelle en Pays Basque (au mieux), soit pour l'évitement complet du territoire au profit des Landes et du Pays Basque Sud».
Le journal du Pays Basque
«Jusqu'au dernier moment, on ne baissera pas les bras» : c'est toujours déterminés que les conseillers communautaires Martine Bisauta, Jakes Abeberry, Georges Daubagna, Michel Poueyts et Bernard Causse ont réitéré hier leur farouche opposition à la LGV - contraire à la position majoritaire de la CABAB - et souligné les contradictions qu'ils relèvent dans le projet, notamment celle du «crochet» de la gare de Bayonne.
Les conseillers demandent comment la CABAB, qui exige une gare à Bayonne sur la ligne actuelle, peut recommander à toutes les autres collectivités du Pays Basque “la création d’une ligne nouvelle dont elle s’exonérerait ?” et comment, tout en soutenant le principe du gain de temps de la grande vitesse, elle veut en même temps “desservir la gare de Bayonne par un ‘crochet’ spécifique qui en annulerait les avantages” ?
Dindon de la farce
«Ce qu'on reproche le plus au vote de la CABAB, c'est le rôle que Réseaux Ferrés de France lui fait jouer, celui de `brise-front' des élus du Pays Basque» a déclaré Jakes Abeberry. «La CABAB joue contre elle-même. Elle tourne le dos à l'ensemble des élus du Pays Basque. Il paraît incroyable qu'on fasse un crochet pour arriver à Bayonne. Nous sommes convaincus qu'il apparaîtra dans quelque temps que la Communauté d'agglomération a été le dindon de la farce dans cette affaire. Le TGV ne s'arrêtera même pas à Bayonne, à part un ou deux trains. On sera comme les vaches, on regardera passer le train... Ce maintien de la gare à Bayonne fait qu'il y aura effectivement une voie nouvelle, et que les trains ne s'arrêteront pas. La CABAB joue contre le Pays Basque et contre elle-même».
Débat de fond
Si les conseillers ont dénoncé le «désastre écologique» et l' «hérésie financière» que représente à leurs yeux la LGV, ils ont tenu à placer le débat sur le terrain de la société : «Aller toujours plus vite, pour aller où, quel choix pour la société ?» a interrogé Georges Daubagna, épaulé dans ce sens par Martine Bisauta : «Il ne s'agit pas d'aller aussi vite que possible, mais aussi vite que nécessaire. Quoiqu'il arrive, les gens pressés continueront de prendre l'avion. Et on élargit l'A63 et l'aéroport de Fontarrabie. On nous dit `Il faudra trois heures pour aller à Paris'. Ce ne sera pas le cas s'il faut aller chercher le train à Dax ou de l'autre côté de la Bidassoa. Si un train passe à Bayonne au moment où vous en avez besoin, ce sera un coup de chance. La gare à Bayonne contrarie complètement la logique de tout le projet. C'est un vrai débat de fond pour les citoyens du Pays Basque de savoir vers quel avenir on se tourne».
Jean Grenet a déclaré hier n'avoir «pas de commentaire à faire sur les déclarations des conseillers communautaires», ajoutant : «Je respecte tout à fait leur point de vue et je ne le partage pas». Interrogé par le magazine Le Point en novembre dernier, le maire de Bayonne et président de la CABAB avait confié : «Pour Bayonne, 2 020 rimera avec LGV. La gare et son quartier auront été totalement modifiés. Les réaménagements de la place de la République et de la rive droite de l'Adour - avec le percement d'un grand boulevard végétalisé à deux fois deux voies - seront terminés. Cette requalification urbaine s'accompagnera d'un grand projet immobilier avec la construction de logements sur les bords de l'Adour et de bureaux côté voies ferrées».
Un avenir qui laisse perplexes les cinq conseillers communautaires : «Il y a fort à parier qu'RFF continue son intox, que sa posture actuelle n'est liée qu'à l'intérêt de ne pas perdre le soutien de tous les élus, mais que dans l'avenir cette position soit modifiée : soit pour une gare nouvelle en Pays Basque (au mieux), soit pour l'évitement complet du territoire au profit des Landes et du Pays Basque Sud».
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